
Dans son « traité des couleurs », Goethe parle de la différence à faire entre les couleurs « objectives » des objets observés et leurs couleurs « subjectives », qui sont celles « propres à l'oil qui observe ». Et plus loin : « Il n'y a rien en dehors de nous qui ne soit aussi en nous, et, de même que l'Univers a ses couleurs, l'oil les a, lui aussi ».
Ce texte fait partie de ceux qui ont conforté mes observations et les options que j'avais prises pour ma peinture, en préférant restituer mes sensations et les nuances de couleurs perçues à celles qui seraient « objectives » selon Goethe. Au moment de saisir un paysage par une esquisse, il m'était vite apparu intéressant de renforcer légèrement les « nuances perçues » pour les mémoriser : cela me permettait de fixer mes impressions pour les travailler ensuite en atelier et de les restituer à un futur spectateur.
F. de Casabianca